Introduction
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2.Jun.2020  
     

Introduction

Le projet d'appui est mis en œuvre, en vu de la situation sociale particulièrement alarmante, dans les communautés d'intervention du programme (Akkar, Minieh-Dannieh et Haut Hermel), qui comptent les plus mauvais indicateurs de développement du pays, et les taux de pauvreté les plus élevés.

D'autant plus, la situation s'est aggravée ces dernières années à cause de la situation politique et de l'absence d'alternatives économiques. Le Nord Liban a été traditionnellement oublié des services publics, de leur relais locaux et des différentes coopérations externes. Seule une vingtaine d'ONG ou fondations, principalement nationales, interviennent sur cette région, dans un pays où le secteur associatif, confessionnel ou non, est très actif.
 Son relatif éloignement géographique des centres de décision l'ont écarté des principaux projets d'infrastructures et cette zone ne participe que modestement à l'économie nationale, en dépit du fort potentiel existant.  
L'enclavement de la région est aussi manifeste dans tous les investissements sociaux, écoles publiques, hôpitaux et centres de santé, et tout particulièrement dans l'accès à l'eau potable et dans la gestion des eaux usées. 
 

Malgré que la moitié des terres du Nord Liban est du type agricole, le développement de ce secteur clef est freiné par des contraintes d'ordre technologique, financier, institutionnel et politique. L'agriculture conventionnelle qui s'y trouve est fortement pénalisée par l'absence de services de formations ou de vulgarisation, par l'absence d'infrastructures agricoles, par les difficultés d'accès au crédit, par le manque de transparence des prix des grossistes, par l'absence de politique agricole nationale et régionale, et par conséquence, la faible compétitivité et rentabilité de ses produits sur le marché national. 
 

Peu soucieuse de son impact sur l'environnement, l’agriculture conventionnelle se manifeste par la pression humaine sur des écosystèmes uniques et fragiles, des recours toujours plus importants aux intrants chimiques, une accentuation de l'érosion des sols dans les zones montagneuses, la dégradation et la destruction d'habitats et par conséquence les pertes de biodiversité. L'insuffisance des systèmes d'assainissement des eaux usées conduit également à l'utilisation d'eaux polluées pour les besoins agricoles (et potables).
 


Cependant, la région possède des atouts réels, notamment d'importantes ressources hydrauliques, et un fort potentiel agricole, tant en terme de qualité des sols que de disponibilité de ressources humaines.

De plus, la particularité des différents écosystèmes naturels et des systèmes de production permet de définir les contours d'un ensemble géographique plus ou moins continu de gestion de territoire (zone montagneuse de Akkar, Dannieh et Hermel). 
 


Ce sont donc ses réels besoins de développement et ces atouts géographiques qui ont conduit le Gouvernement et la Commission Européenne à retenir cette région comme zone d'intervention prioritaire. L'analyse des besoins et des potentiels de cette région permet également de privilégier les secteurs de l'agriculture et de l'environnement comme axe de développement.